Orques dites nomades

Orques dites nomades
Chez les nomades, les individus peuvent définitivement quitter le groupe (on ne parle plus de POD).

Les femelles dominent le groupe. Les liens sont très forts entre la mère et ses enfants. Son petit ne la quitte d'ailleurs pas pendant plus de 6 mois et continue de se déplacer très près d'elle les 2 ou 3 premières années.

Ces liens vont s'atténuer en grandissant, ou dès que la mère aura un nouveau petit. L'ainé s'associera alors avec d'autres membres du pod. Les liens avec la fille seront aussi très forts jusqu'à ce que cette dernière donne naissance à son propre petit.

Comme vous l'aurez compris, c'est la femelle qui domine chez les orques. Celle qui dirige le groupe est appelée femelle dominante.
Tout est très structuré et chaque membre occupe une place précise au sein du groupe. Cette place, en plus d'être hiérarchique, est également physique.
La femelle dominante est entourée de ses filles, des filles de ses filles, des filles des générations suivantes ainsi que des petits des 2 sexes. Les femelles les plus anciennes aident les plus jeunes à élever leur enfant. elles ont donc un grand rôle. Quand les petits de sexe masculin sont assez grands, quand ils ont atteint l'âge de la maturité sexuelle, ils sont priés de s'éloigner. Ils resteront en périphérie.


La position de nage est très précise:
les membres du groupe maternel s'organisent autour des femelles. La mère nage très près de ses petits. Les fils adultes nagent juste derrière les petits. Les filles adultes nagent plus loin de la mère, en compagnie de ses petits. Ceci représente la base du groupe maternel.
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# Posté le mercredi 15 février 2006 11:29

Modifié le mardi 10 juillet 2007 07:52

Identification

Identification
Il est relativement facile d'identifier une orque. La nageoire dorsale et la selle (tache grisâtre derrière l'aileron) sont 2 éléments uniques qui permettent de reconnaître différents individus. Le souffle de l'orque est aussi très spécifique. En connaissant la vitesse et le rythme respiratoire (rythme des plongées), on peut faciliter l'identification des orques. On a , en effet, plus de chance de suivre l'animal pour mieux l'étudier...

Les orques sont de très grandes nageuses. Depuis peu, et grâce aux équipes scientifiques qui les ont étudiées, on connaît les mouvements et principes de nage de ces animaux.

Leur vitesse de déplacement est d'environ 7 à 8 km/h mais en cas de nécessité ou de chasse, cette vitesse atteint sans peine les 55 km/h.

Leur respiration est également très bien réglée:
L'aileron apparaît avant l'évent (qui est une narine déplacée au dessus de la tête). L'animal souffle alors de façon distincte, puissante et bruyante. Le dos de l'animal se courbe alors, et l'animal replonge, disparaissant sans même avoir sorti sa caudale de l'eau...

Chez les sédentaires, elle se caractérise par 3 à 5 plongées courtes, à des intervalles de 10 à 30 secondes. Vient ensuite une plongée longue de 2 à 4 minutes. Les sédentaires plongent très rarement au delà de 5 minutes. Au repos, l'orque effectue les mêmes plongées mais sans avancer.

Les nomades, elles, ont une respiration moins régulière. La plongée est plus longue, entre 5 et 15 minutes, à une profondeur de 300 mètres environ.

On pense que la différence entre ces 2 types de respiration s'est accentué à cause du mode de vie, les nomades ayant une technique de chasse plus sportive, avec la nécessité d'être plus longtemps sous l'eau pour ne pas être vus par leurs proies (en milieu extérieur). Ceci pourrai également venir de leur mode de déplacement...

Le souffle est également très caractéristique. En effet, l'air contenu dans ses poumons est chaud et la quasi totalité de celui-ci va être renouvelé lors de la respiration. Ce renouvellement doit donc se faire rapidement. De ce fait, l'air va être violemment expulsé. Au contact d'un air généralement plus frais, l'air chaud en provenance des poumons se refroidit et se condense. Le résultat est un geyser de brume chaude, d'une hauteur allant de 1,5 à 4,5 mètres.

Souvent, les orques expulsent cet air, alors que l'évent n'est pas encore hors de l'eau (environ 10 à 15 centimètres sous le niveau de la mer). L'effet n'en est que plus spectaculaire.

Si vous n'avez pas l'occasion de voir ce spectacle de près, ne vous en plaignez pas. L'odeur est franchement désagréable. Il faut dire que la brume ne contient également des sécrétions des parois allant des poumons jusqu'à l'évent. C'est une brume un peu poisseuse et nauséabonde qui sort de l'orifice. Pas de regrets !!!impressionnante.
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# Posté le mercredi 15 février 2006 13:53

Modifié le mardi 10 juillet 2007 10:41

Comportement

bientôt ...
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# Posté le mercredi 15 février 2006 13:54

Language

Le langage de l'orque est très évolué, très complexe. De plus, il est très varié (sifflements, cliquetis, salves de cris...). Pour compliquer le tout, chaque Pod possède son propre langage...
On sait aujourd'hui que les nomades parlent moins que les résidants, pour des raisons de survie, leurs proies étant très sensibles à leur langage. De plus, ceux-ci étant en groupes plus petits (3 à 7 individus en moyenne), le nombre d'informations échangées est plus faible.

Il semble que, chez les résidants, 12 types de cris sont utilisés, et ce, par tous les membres d'un même pod. Une partie des cris n'est compréhensible que par les individus d'un pod unique. D'autres cris sont compris par des membres d'autres pods. Ils auront alors pour eux, une sorte d'accent. Il y a donc un langage exclusif au sein d'un pod, ainsi qu'un langage partagé.

Même si cela vous paraît difficile, imaginez un pod Breton, un pod Corse et un pod Alsacien !!! Ca va pas être triste. Tous ces pods utilisent un langage commun: le Français. Mais le pod alsacien parle aussi l'alsacien mais ne parle pas la langue corse ni la langue bretonne. S'il parle français, notre pod alsacien va avoir un accent (pour un non alsacien). Tout cela est valable à une condition; ces pods font partie du même clan. Et bien pour les orques, c'est la même chose. On pourrait dire qu'il y a une langue mondiale commune à tous et des langues régionales "privées". Bon d'accord, je veux bien admettre qu'il n'y a pas d'orques breton ou alsaciens, ni même corses !!!

C'est le langage partagé qui est ancestral et qui fait que tous ceux qui le comprennent font partie du même CLAN (ensemble de Pods, temporaire)

Ceci va donc permettre une meilleure cohérence du clan ou de la communauté, ainsi qu'une plus grande facilité de communication au sein d'un groupe, lorsque plusieurs zones d'habitations (de groupes d'orques différents) se chevauchent.

Une partie du langage est réservé aux informations utiles à la cohésion et à l'identité du groupe. Le format de communication change lorsque des informations additionnelles sont données, telles que l'identité, la localisation ou l'état émotionnel.

FORMES DU LANGAGE:

CLICS et SALVES DE CLICS
D'une durée de 0,8 à 25 ms (millisecondes) et d'une fréquence située entre 700 et 1011 Hz (hertz), ils sont utilisés dans l'écholocation (environnement lointain). Ceux d'une durée de 210 micro secondes et d'une fréquence de 16 à 20 kHz (kilohertz) seraient employés dans le langage. Les fréquences les plus hautes utilisant les clics sont utilisées pour l'écholocation (environnement proche).

SIFFLEMENTS
D'une durée de 50 à 12 000 ms, et d'une fréquence allant de 1500 à 18 000 Hz (pour une moyenne de 6000 à 12 000 Hz). Ils pourraient avoir un rôle dans la communication.

CRIS PERCANTS EN SACCADES OU GRINCEMENTS "METALLIQUES"
D'une durée de 500 à 1500 ms avec des fréquences pouvant dépasser les 25 000 Hz. Ils auraient également un rôle dans la communication (portée de 10 Km environ).

CLICS A HAUTE FREQUENCE
Puissants, 200 dB (décibels), pour neutraliser les poissons.

On a également enregistré des "va et vient" d'une durée moyenne de 850 ms et d'une fréquence moyenne de 750 Hz, ainsi que des "bavardages" d'une durée moyenne de 2000 ms et d'une fréquence de 340 à 900 Hz. Ils sont utilisés dans la communication.

Les seuls autres "mammifères" a avoir des dialectes différents sont...les HUMAINS !!!...
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# Posté le mercredi 15 février 2006 13:56

Alimentation

Alimentation
Les orques passent la plupart de leur temps à se nourrir et à se divertir. Etant au sommet de la pyramide alimentaire, elles n'ont aucune crainte des autres animaux, pas même des requins
L'orque mange de tout (ou presque). Son régime alimentaire est l'un des plus varié parmi les cétacés. On estime qu'un individu de taille moyenne a besoin de 250 kg de nourriture, soit environ 4% de son poids. En captivité, ce besoin est beaucoup plus faible et varie de 40 à 80 kg selon les individus.

RESIDANTS
Ils se nourrissent principalement de poissons plats, morue, sardine, calmar, thon, saumons, reptiles, oiseaux marins...
Suivant leur lieu de vie, leur nourriture sera très différente. L'orque du Canada se nourrira surtout de thon alors que l'orque évoluant dans les eaux islandaises se nourrira principalement de calmars...

Selon une étude japonaise, leur nourriture se compose d'environ 2/3 de poissons et/ou calmars et d'1/3 de restes de cétacés.

Le comportement de l'animal va donc être différent d'un endroit à l'autre car, comme la nourriture est différente, la technique de CHASSE également...

NOMADES
Ils se nourrissent essentiellement de mammifères et de poissons. En groupe, ils peuvent s'attaquer à des baleines malades. Ils peuvent également isoler un baleineau de sa mère ou d'un groupe, et le dévorer sans que baleines adultes puissent intervenir efficacement. En Antarctique, la nourriture se compose principalement de grands cétacés et de mammifères moyen.

On a longtemps pensé que les orques raffolaient de langue et de joues de baleines. Ceci a d'ailleurs donné à cet animal une réputation d'ogre des mers, de tueur né. On connaît aujourd'hui la raison, elle est moins terrifiante et beaucoup plus intelligente. En fait, autrefois, les bateaux de pêche étaient beaucoup plus petits qu'aujourd'hui. Pour la chasse à la baleine, on harponnait cette dernière puis on la remorquait. Mais le poids était si important qu'il fallait souvent laisser une partie de l'animal dans l'eau pour éviter que le navire ne chavire. Or, la baleine était maintenue par la queue et la tête était dans l'eau !!! Oui, les orques n'avaient plus qu'à se servir (langue, joues, nageoires), la table était mise !!!

Des chercheurs ont pu répertorier et évaluer la diversité de la nourriture variée de l'orque:
POISSONS
30 espèces dont Thon, Morue, Sardine, Saumon, Poissons plats
CETACES
24 espèces dont Rorqual bleu, Baleines franches, Dauphins
PINNIPEDES
14 espèces dont Eléphant de mer, Morses, phoque
OISEAUX
10 espèces dont Cormoran, Manchot
CEPHALOPODES
2-3 espèces dont Calmars, Poulpes
REPTILES
01 espèce Tortue Luth
MUSTELIDES
01 espèce Loutre de mer

On a souvent parlé de 13 dauphins et de 15 phoques retrouvés dans l'estomac d'une orque. Cela est très irréaliste et très exagéré !!! Ce sont en fait des restes de ces animaux qui ont été consommés.

N'oublions pas que ces animaux chassent pour se nourrir, pas pour le plaisir de tuer. Si leur technique de chasse nous semble cruelle, il nous suffit de penser aux horreurs dont l'homme peut être capable pour satisfaire un simple désir...
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# Posté le mercredi 15 février 2006 13:57

Modifié le mardi 10 juillet 2007 11:58