Le système respiratoire

Le système respiratoire


Les Odontocètes ont en commun un évent unique qui leur permet de respirer. C'est en fait l'ancêtre des orifices nasaux. Au fur et à mesure de l'évolution des cétacés, leurs narines ont migré vers le sommet du crâne. Ceci leur a permis d'éviter de sortir la tête de l'eau pour remplir leurs poumons d'air.

Chez les orques, l'évent est unique. Il a pour but la fermeture des voies respiratoires , lorsque l'animal est sous l'eau. Le long des deux conduits nasaux, des cavités (nasales) ou sacs vestibulaires sont présents. Un conduit tubulaire forme un lien entre ce sac et une nouvelle poche (appelée sac prémaxillaire). A un niveau inférieur, les conduits nasaux vont fusionner, pour aboutir ensuite au larynx. On compte 3 niveaux de fermeture : l'évent, chaque conduit nasal, et enfin le sphincter (péri laryngien) .

Durant la totalité de l'immersion, l'évent reste fermé par le biais de puissants muscles. Lors de la remontée en surface, le corps est légèrement incliné, et c'est l'évent qui va le premier être en contact de la surface de l'eau. A ce moment, l'orque décide (c'est un acte volontaire, donc non automatique) d'ouvrir son évent, puis va expulser l'air chaud contenu dans ses poumons.

Cette expulsion est rapide et puissante, tel un geyser. En effet, l'air chaud expulsé va se condenser au contact de l'air ambiant (plus froid). Il se transforme alors en minuscules gouttelettes d'eau (vapeur d'eau). De plus, en eau calme, il arrive que l'orque expulse l'air avant d'être complètement arrivé à la surface de l'eau. Ceci renforce l'effet geyser et crée un bruit très caractéristique. Cette vapeur contient également des micro gouttelettes de sécrétions, qui servent à lubrifier les organes internes (conduits et évent ) mis à contribution lors du passage de l'air chaud expulsé. Avis aux curieux,l'air expulsé est loin d'être frais et agréable !!!

LégendeLe larynx est sommaire et efficace. L'épiglotte crée une liaison, sous forme de tube, entre la cavité nasale et la trachée . L'admission d'air dans les poumons est contrôlée par le biais du sphincter péri laryngien qui, en se relâchant au cours de l'inspiration, permet l'ouverture du larynx. A noter que ce sphincter traverse le pharynx (syst digestif). ATTENTION, ne pas confondre LARYNX (RESPIRATION) et PHARYNX (DIGESTION).

De ce fait, le circuit respiratoire est totalement autonome par rapport au circuit digestif, d'où de gros avantages :

* L'air ne peut pas passer dans l'estomac.
* En immersion, l'eau ne peut pas aller dans les poumons, ni dans les cloisons nasales.
* En semi immersion, l'orque peut respirer et/ou tenir une proie, se nourrir.

La trachée comporte des anneaux cartilagineux très résistants.

Les poumons ne sont pas beaucoup plus développés que ceux des mammifères terrestres (en comparaison à leur taille). La surface respiratoire est donc similaire. C'est, en fait, la ramification qui est très développé, tel un arbre avec de très nombreuses branches, pour augmenter le nombre de feuilles !. On a également 2 plans de capillaires respiratoires. Les bronches et bronchioles comportent, comme la trachée, des anneaux cartilagineux. Le tissu élastique est, lui, très abondant. La plèvre est très épaisse et les alvéoles pulmonaires sont plus grandes.
SOUFFLE CARACTERISTIQUE DE L'ORQUE

Mais comment l'orque peut emmagasiner tant d'oxygène. Elle peut, en effet, renouveler 80% de son air en une seule fois, contre 20% chez l'homme. Lorsque l'orque plonge à une certaine profondeur, son rythme cardiaque baisse afin de limiter les dépenses en oxygène. L'air, lui, ne va pas rester dans les poumons. Il va circuler dans les bronches et les bronchioles (qui sont très nombreuses), qui mènent aux alvéoles respiratoires. Ceci a l'énorme avantage de réduire les échanges de gaz avec les tissus, et d'éviter ainsi une décompression lors de la remontée rapide. Chez l'orque, la réserve d'oxygène se trouve dans les muscles. Ces derniers sont très riches en myoglobine (protéine présente dans les cellules musculaires). De ce fait, c'est le sang qui devient une réserve (secondaire) d'oxygène. Ainsi, la moitié de l'oxygène y est stockée. Mais l'orque possède beaucoup plus d'hémoglobine que l'homme, et sa myoglobine est beaucoup plus concentrée. Du coup, c'est énormément plus d'oxygène qui peut être stocké. La plongée peut donc être plus longue. En plus de cela, les tissus de l'animal acceptent des accumulations de Dioxyde de Carbone importants. L'acide lactique, qui est un déchet du métabolisme du glucose, est lui aussi stocké dans les muscles afin de le rendre inoffensif lors des plongées.

Important; ce n'est pas le manque d'oxygène qui oblige l'orque à remonter en surface pour renouveler son air, c'est un taux de CO2 trop grand qui va l'y obliger (toxicité).

Un autre phénomène est intéressant; Si vous plongez dans une piscine, après avoir pris votre souffle, vous vous apercevrez que vous allez expulser votre air sous l'eau, remonter à la surface, puis inspirer violemment de l'air pour remplir vos poumons.
Si vous observez les orques, elles expulsent l'air non pas dans l'eau, mais hors de l'eau. Elles remplissent, après, leurs poumons d'air frais !!! Le fait d'expirer l'air avant d'inspirer, permet à l'azote de reprendre son état normal, gazeux, et de s'éliminer par voies respiratoires. Celui ci n'est donc pas dissous dans le sang, ce qui serait fatal à l'orque. L'homme connaît ce problème de bulles d'azotes dans le sang, qui cause la mort de nombreux plongeurs imprudents.

Enfin, un maillage complexe des vaisseaux sanguins, appelé réseau admirable (retia mirabilia), permet également un stockage d'oxygène ainsi qu'une répartition sanguine dans les organes vitaux, afin d'éviter d'asphyxie du cerveau et du coeur.

Il est important de signaler que, contrairement aux mammifères terrestres, les orques ont perdu leur odorat. Leurs narines, en migrant vers le sommet du crâne, sont devenues évent. Le contact avec l'air étant raréfié, les organes olfactifs ont été peu à peu atrophiés. L'évent et la cavité nasale n'ont plus qu'une fonction respiratoire...
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# Posté le mercredi 15 février 2006 10:01

Le système digestif

Le système digestif
C'est presque une petite usine mécanique qui compose le système digestif de l'orque. En effet, l'animal peut se nourrir de proies parfois très grosses et très différentes, comme des poissons, oiseaux, otaries... Mais tout a été prévu pour faire face à l'appétit de ce redoutable prédateur ! Plumes, arêtes, os et chairs vont connaître un triste sort. Broyés, découpés, hachés, dissous et évacués. Pas de quartier! Mais allons faire un petit tour à bord de cette terrifiante mécanique !



Une mâchoire puissante, des dents coniques pour happer ses proies

L'orque, faisant partie du sous ordre des Odontocètes, a toutes ses dents identiques, coniques et de type simple.

Leur nombre est, en moyenne, de 22 par mâchoire (inf. ou sup.) mais peut varier entre 20 et 28.

La mâchoire complète va donc comporter de 40 à 56 dents. Chaque dent a une hauteur de 7,5 cm pour un diamètre, au niveau de la gencive, de 2,5 cm. Néanmoins, on a pu observer chez certains individus adultes, des dents de plus de 13 cm...

Lorsque cette redoutable gueule va se refermer, les dents vont toutes s'imbriquer les unes à côté des autres. Si on coupe une dent dans sa longueur, on pourra observer de nombreuses lignes (qui vont du bord de la dent pour remonter vers l'axe de celle ci). Cela permet aux scientifiques de déterminer l'âge de l'animal à sa mort. Pas de molaires, d'incisives ou de canines: la fonction principale des dents n'est donc pas de couper les proies mais de les happer et/ou de les broyer (sous l'eau, les poissons glisseraient entre des dents "classiques"). Des dents coniques sont donc pour l'orque, d'une grande efficacité lors de la chasse.

Les glandes salivaires sont absentes. Il n'y aura donc pas d'action de préparation des aliments. Ces derniers sont directement envoyés vers le pharynx. Celui-ci est de grande taille et de forme allongée, ce qui permet à l'orque d'engloutir un gros poisson ou une petite otarie, en une seule fois, et ce, après que la mâchoire ait broyée l'animal... Ce pharynx est directement traversé par le larynx (voir SYST. RESPIRATOIRE). Ces 2 organes sont bien distincts et indépendants. Les aliments vont donc passer, au moment de la déglutition, de part et d'autre du larynx(schématiquement!). C'est ensuite un passage obligé vers le très large oesophage, puis vers l'estomac...

L'estomac va comporter plusieurs poches. Celles-ci, appelées sacs gastriques sont au nombre de trois. L'estomac est l'organe principal de la digestion car l'orque ne mâche pas ses proies, ne possède pas de glandes salivaires (qui sont les premiers éléments de la décomposition chimique des aliments). Comme son oesophage est très large, ce qu'il avale arrive tel quel dans l'estomac, ou plus précisément dans la première des trois poches de l'estomac.

La première poche ou estomac mécanique est en fait une sorte de broyeur qui va permettre de disloquer les proies, les broyer pour les rendre plus facilement digérables. Cette poche est dépourvue de glandes digestives. C'est une sorte de post oesophage. Néanmoins, les travaux de Flower et Lyddeker (1891) ont montré que les sucs digestifs de la deuxième poche passent parfois en faible quantité dans la première, ce qui permet un début de digestion. A noter que l'on peut trouver dans cet estomac mécanique des cailloux ou des coquillages qui ont pour but d'aider au broyage.

Les aliments passent ensuite dans la deuxième poche, centrale, appelée estomac chimique ou estomac principal. Les parois y sont donc plus épaisses et, bien sûr, pourvues de glandes digestives. L'acide chlorhydrique et les sucs digestifs vont donc dégrader les grosses molécules afin d'être absorbées par la muqueuse du tube digestif...

Vient ensuite la dernière poche ou estomac terminal ou estomac pylorique (car situé dans la zone du pylore, avant l'intestin). C'est une sorte de poche de mise en attente...

Le foie est de petite taille et n'a pas de vésicule biliaire. Le pancréas est allongé et ses canaux rejoignent le canal cholédoque (et non pas le duodénum). La rate, petite, est proche du duodénum.

L'intestin est long et régulier. C'est l'organe principal de l'absorption. Il n'y a pas de grande différence entre l'intestin grêle, gros intestin et colon. Son but est de décomposer les aliments (complexes) en nutriments et substances assimilables et utilisables par l'organisme (protéines, glucides, lipides, vitamines, sels minéraux...).

L'anus n'a pas de saillie. Il est étroit et débouche directement sur l'extérieur (pas de poche). Il est situé au milieu de la fente anale (la fente la plus en arrière).

Quant aux reins, ils ont pour fonction l'élimination des différentes toxines, par le biais de l'urine. Chaque rein est en réalité formé d'une multitudes de petits reins, indépendamment vascularisés. Ces reins sont de grande taille, car ils assurent une autre fonction vitale: la désalinisation. Les orques ne possèdent pas de cellules à chlorure (élimination du chlore), ni de glande sudoripares (élimination par les pores). Ce sont donc les reins qui doivent assurer cette fonction vitale.

Les uretères rejoignent la vessie, en forme de poire, où l'urine est stockée. Sa paroi est particulièrement épaisse, élastique et membraneuse. L'urine est ensuite expulsée via le canal urétral.
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# Posté le mercredi 15 février 2006 10:09

Organes génitaux du mâle

Organes génitaux du mâle
Le pénis et les testicules de l'orque ne sont pas visibles en temps normal. Ils sont maintenus, par des muscles rétracteurs, dans une poche (appelée sac pénien) . Lors de l'érection (toujours volontaire), le pénis (mais pas les testicules) sort grâce au relâchement de ces muscles. L'organe est composé essentiellement d'un corps caverneux, d'un corps spongieux enveloppant l'urètre, et de matière fibreuse. Cette dernière semblerait être à l'origine de l'érection, une fois les muscles rétracteurs relâchés. Certains scientifiques pensent toutefois que l'effet est renforcé par un système de vasodilatation.

Le sexe du mâle sert également à la fonction tactile lors de la parade nuptiale. On pourra noter que lorsque l'animal meurt, la verge sort de la fente uro- génitale et devient donc visible (ceci s'explique par le fait que les muscles rétracteurs sont habituellement contractés et ne se relâchent que lors de l'acte sexuel ou de la mort).
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# Posté le mercredi 15 février 2006 10:24

Organes génitaux de la femelle

Organes génitaux de la femelle
La vulve comporte un vestibule peu profond (communiquant avec la cavité vaginale), avec un orifice vulvaire (situé au dessous de l'anus) associé à celui ci dans une poche peaussière. Il n'y a donc pas de périnée. On notera l'absence d'hymen de séparation. Les grandes lèvres, limitant l'orifice vulvaire, sont très épaisses, lardassées et encadrent les petites lèvres. Ces dernières englobent, dans une sorte de prépuce, le clitoris, qui est court et courbé. Le vagin est de forme allongée, cylindrique et moins large à l'entrée. Il est très modifié dans sa partie proche de l'utérus. Dans sa zone terminale, il est entouré par un muscle constricteur annulaire. L'utérus comporte 2 trompes mais une seule est développée (celle de gauche, appelée corne gauche). Ces cornes deviennent ramifiées à leur extrémité, où les ovaires sont peu (voire pas) encapsulés. Elles se renflent ensuite progressivement en arrière et se réunissent sur un corps assez court associé au vagin par un col.
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# Posté le mercredi 15 février 2006 10:26

Echolocation

Echolocation
Dans l'eau, au delà de quelques dizaines de mètres de profondeur, la lumière est si faible qu'il n'est plus possible de se fier à sa vue pour se déplacer. Si les plongeurs peuvent utiliser une lumière artificielle, les orques, elles, ont un système bien plus sophistiqué qui leur permet de visualiser leur environnement, et ce, dans l'obscurité la plus totale. Cet incroyable dispositif se nomme ECHOLOCATION. Le principe est simple et extrêmement complexe à la fois. Pour schématiser, l'orque va produire un son à haute fréquence vers l'avant. Celui ci va alors se propager et rencontrer un obstacle (ou une proie). Le phénomène d'écho se produit, c'est à dire que la fréquence émise se trouve bloquée et n'a pas d'autre possibilité que de repartir vers l'arrière. A cause du contact irrégulier avec l'obstacle, la fréquence de retour est modifiée. Elle va être ensuite captée par l'animal, qui va la décoder pour créer une image virtuelle de l'obstacle. C'est l'écholocation, appelée également SONAR.

Dans le milieu aquatique, le son a une importance capitale. Hors de l'eau, le son de déplace à environ 340 m/s alors que dans l'eau, ce même son se déplace à... 1500 m/s. C'est 5 fois plus vite. On comprend mieux pourquoi le son est très utilisé par la faune marine! Bien sûr, cette vitesse va varier en fonction de plusieurs critères qui sont la TEMPERATURE (4,5 m/s par °C), la SALINITE (1,3 m/s par unité de salinité), et la PROFONDEUR (16 m/s par 1000 m). Les orques plongeant en général à une profondeur max de 300 m, la dernière valeur sera moindre. Cette vitesse est donc très grande. Ces sons émis sont de véritables yeux virtuels capables de donner une image à plusieurs kilomètres, voire plusieurs dizaines de kilomètres. Tous les Odontocètes ont ce principe de sonar. Cela est l'une de leurs caractéristiques communes. Mais voyons d'un peu plus près, comment cela fonctionne...

Pour visualiser l'environnement, l'orque a besoin de créer des sons et de les interpréter lorsqu'ils reviennent. Le système est donc composé d'un émetteur et d'un récepteur. Tout commence, en fait, près de l'évent, ou plus exactement, sous l'évent. Là, se trouvent des petites poches appelées sacs aériens, au nombre de 6, répartis ainsi; 2 sacs vestibulaires, 2 sacs accessoires et enfin 2 sacs prémaxillaires (chaque fois 1 de chaque côté par rapport à la coupe longitudinale). Ce sont 3 paires de sacs qui sont à l'origine des émissions sonores. Ils contiennent de l'air et l'orque va les utiliser comme un instrument à vent en transférant l'air d'un sac à l'autre par le biais d'ouvertures qu'elle module, produisant ainsi des sons à hautes fréquences. Mais ces fréquences doivent être envoyées dans la même direction, afin d'assurer une écholocation efficace. Les surfaces osseuses ont ce rôle déterminant. La surface osseuse du crâne, proche de la cavité nasale, va renvoyer les fréquences vers l'avant, rendant impossible l'émission vers l'arrière. Ces fréquences vont ensuite soit arriver vers le MELON, soit directement, soit après avoir été renvoyées par la surface osseuse de la mâchoire supérieure. Là, le melon va jouer le rôle crucial de lentille acoustique. Le son va être focalisé et envoyé de façon précise vers une cible donnée.

En fait, il y a 2 types de fréquences envoyées pour l'écholocation; une fréquence basse et une fréquence haute. En effet, la fréquence haute donne une image plus précise et plus riche car elle peut véhiculer plus d'informations. Malheureusement, sa portée est beaucoup plus faible. Du coup, l'orque va utiliser une combinaison de fréquence basse puis haute pour se repérer. Il envoie d'abord une émission en basse fréquence afin d'analyser son environnement, à savoir la profondeur, les obstacles et le profil du fond marin. Cela lui permet donc de créer virtuellement l'environnement. S'il reçoit un écho anormal ou étrange, il va augmenter la fréquence en se rapprochant pour mieux définir le problème. Il va pour cela balayer de la tête le lieu à contrôler. Enfin, il envoie une fréquence haute qui va permettre un examen très poussé de la forme, mais surtout de la structure interne de l'objet. Il peut en effet faire la différence entre 2 objets visiblement identiques mais de densité différente. Il peut même voir ce qui se trouve à l'intérieur d'une boite hermétique... Bien plus qu'un 3ème oeil, c'est un scanner...

Reste maintenant à récupérer ce signal pour le traiter...

Les sons pourraientêtre alors captés par l'oreille via le canal auditif. Cette oreille est bien isolée phoniquement par des bulles tympaniques osseuses et compactes (logées dans la cavité crânienne) et par une couche de graisse et de mucus. Ceci permet de traiter un son uniquement issu du canal auditif, c'est à dire sans parasites périphériques. Pourtant, ce n'est pas de cet endroit que vont être récupérées les informations. En effet, il existe une zone bien plus sensible aux sons: le maxillaire inférieur. C'est en fait la mâchoire inférieure et les oreilles (zone moyenne et interne) qui composent le récepteur. Les ondes arrivent à l'extrémité du rostre, les lèvres étant très sensibles, puis passent par une très fine couche de graisse contenue le long du maxillaire inférieur, pour arriver enfin vers l'oreille interne, par le biais de l'articulation au niveau de la mâchoire. Toutes ces informations reçues vont maintenant être traitées. Pour cela, ils vont être envoyés, grâce au nerf acoustique (très développé)(également appelé nerf auditif), vers une zone spécifique du cortex (très développée également). Ceci permettra donc de restituer une image virtuelle de l'environnement.

Tout cela se déroule bien sûr à grande vitesse, car l'orque est amené à se déplacer vite, à chasser etc. A noter que la fréquence de l'écholocation est d'environ 16 à 20 kilohertz (kHz) et d'une durée de 210 micro secondes environ. Les fréquences supérieures à 15 kHz (langage) sont en général, réservées à l'écholocation.

Le langage, lui, est produit par la zone arrière (et profonde) du larynx. Ces sons servent à la communication, aux techniques de chasse, à l'alerte mais aussi à l'excitation sexuelle. La fréquence de ces signaux est voisine de 15 kHz et donc particulièrement sensible à l'oreille...
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# Posté le mercredi 15 février 2006 10:32