La peau de l'orque

La peau de l'orque
La peau de l'orque a un poli extérieur qu'aucun autre mammifère ne présente. Sa texture ressemble à celle d'un épais caoutchouc. Toucher la peau d'une orque équivaut à toucher une botte de caoutchouc humide. Pourtant, cette peau est d'une grande douceur et d'une très grande sensibilité. Certaines zones sont plus sensibles que d'autres, notamment celle du ventre entourant l'ombilic et les organes génitaux, ainsi que la zone avoisinant les nageoires pectorales. Ceci pourrait expliquer une des raisons pour lesquelles, à certaines périodes, les mâles de la baie de Johnson se frottent le ventre contre le fond du rivage recouvert de galets. Cette baie est aussi appelée "la crique des caresses" ou la baie des cailloux. C'est un des très rares moments où il est déconseillé d'approcher ces animaux. Ils risquent de vous faire comprendre que votre présence n'est pas souhaitée. La baie des caresses n'est pas pour vous!!!

L'orque possède une peau formidablement bien adaptée au déplacement dans l'eau. En effet, elle est active, réactive, et va donc, selon le besoin, modifier sa structure. Mais voyons cela d'un peu plus près...


LA PEAU EST COMPOSEE DE:

* L'EPIDERME (épi=dessus, derma=peau)
* LE DERME
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# Posted on Wednesday, 15 February 2006 at 9:29 AM

Le système cardio vasculaire

Le système cardio vasculaire
Les orques ont un formidable système cardio vasculaire, pouvant faire face très rapidement à des situations critiques. Ainsi, si notre sang est distribué de façon relativement régulière dans notre corps, celui des orques est dirigé selon le besoin le plus immédiat. Les orques sont donc capables de diriger le flux sanguin vers les organes vitaux, lors, par exemple, d'une plongée en profondeur. Ainsi, l'animal ne respirant plus, le coeur et le cerveau ne souffrent pas du manque d'oxygène.



Ceci est possible grâce à des réseaux veineux secondaires appelés réseaux admirables. Le plus grand de ces réseaux se situe sur la face ventrale de l'orque, à un niveau inférieur à l'axe de la colonne vertébrale. Les autres sont proches du cerveau, du crâne et des cervicales. Ils s'entremêlent au réseau veineux classique. Du coup, les organes majeurs sont irrigués de façon constante, et ce, même si les autres organes le sont moins. Ceci est primordial lors de longues plongées. Ces réseaux agissent un peu comme des voies de circulation secondaires qui, peu utilisées à l'ordinaire, sont mises à contribution lors de fort trafic. Ainsi lorsque le besoin s'en fait ressentir, le cerveau va ordonner la modification du flux sanguin et augmenter celui ci dans les réseaux secondaires. Ainsi, les organes les plus utilisés seront les mieux irrigués.



Les orques ont un volume sanguin supérieur à celui des mammifères terrestres de taille et de poids comparables. Leur capacité à stocker l'oxygène dans le sang et les tissus est également plus grande. C'est l'accumulation de dioxyde de carbone qui déclenche le besoin de remonter en surface afin de respirer, et non le manque d'oxygène.



A noter que lors de la respiration, l'animal renouvelle 80% de son oxygène, contre 20% environ pour les mammifères terrestres.
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# Posted on Wednesday, 15 February 2006 at 9:33 AM

Système de vision

Système de vision
Les yeux de l'orque ne sont pas très visibles. Ils n'en sont que plus secrets. Chaque oeil se situe derrière la commissure de la bouche, avant et sous la tache blanche temporale. L'oeil est également muni d'une paupière qui a pour principale fonction de lubrifier la cornée afin d'éviter les attaques salines (le sel est très corrosif). Ceci est réalisé par l'intermédiaire des glandes lacrymales, très développées (sécrétion de "larmes" huileuses).

L'oeil est aplati d'avant en arrière, au dépens de la chambre antérieure. La pupille est large afin de pallier au fort contraste de luminosité. Ouverte au maximum, elle capte une grande quantité de lumière et permet à l'animal de voir dans un environnement plus sombre. Hors de l'eau ou proche de la surface, la pupille se réduit à une étroite fente, évitant ainsi l'éblouissement. La sclérotique, couche la plus externe, est très épaisse afin de pouvoir résister à la pression lors de plongées en eaux profondes. Le cristallin est presque sphéroïdal. La choroïde, membrane située devant la rétine, est très vascularisée. La rétine est également vascularisée, à l'exception d'une bande horizontale, avasculaire, située au dessus de la papille (naissance du nerf optique). Elle est riche en bâtonnets. Les nerfs optiques sont bien développés. Toutes leurs fibres subissent la décussation. Cela signifie qu'absolument TOUTES les fibres du nerf optique sont envoyées vers l'hémisphère opposée (au contraire de la plupart des mammifères dont les fibres sont envoyées en majorité). La décussation est donc totale chez l'orque. Au contraire de certains cétacés, la musculature de l'oeil de l'orque est assez développée. Ceci permet une déformation rapide de la courbe de l'oeil, adaptant rapidement ce dernier au passage d'un environnement aquatique à un environnement aérien (et vice-versa). La vue de l'orque est bonne, dans et hors de l'eau (chose rare). C'est un élément important pour la chasse lorsque l'orque est en position de "spying" (observation des proies en milieu extérieur, tête hors de l'eau, position presque verticale).

Les paupières ne possèdent ni cartilage tarse, ni cils, ni glandes de Meibomius. Contrairement à beaucoup de cétacés, l'orque a des paupières mobiles (comme chez les delphinidés en général). Ces paupières mobiles ont pour but de lubrifier et protéger l'oeil des attaques salines. La glande lacrymale et la glande de Harder de l'oeil, qui sont très développées, sécrètent une substance huileuse qui recouvre la cornée et la conjonctive. Ainsi les yeux sont protégés de l'eau de mer, véritable élément corrosif.

Si la vision de l'orque est bonne, elle est malheureusement monoculaire. De ce fait, l'animal voit surtout sur les côtés et doit se placer sur le flanc pour mieux voir. Pour palier à ce problème, l'oeil va se déplacer très rapidement pour avoir un champ de vision plus élargi. Une certaine forme de vision binoculaire existe mais est limitée à l'avant (proche) de la bouche. Il est important de préciser que les yeux sont indépendants entre eux (l'un peut voir vers l'avant, l'autre vers l'arrière, mais un à la fois).

Mais l'orque voit-elle dans le noir ? Car plus on va en profondeur, plus la lumière diminue, au point de disparaître complètement...
Comme nous l'avons vu, une ouverture plus grande de la pupille permet de capter plus de lumière. Mais sans lumière suffisante, la pupille ne sert donc plus à rien. Pourtant l'orque, terrible prédateur, se déplace dans le noir comme dans les eaux troubles !!!
C'est donc un autre système qui prend le relais, un système de guidage et de poursuite ultra perfectionné avec lequel l'orque pourra se diriger; l'ECHOLOCATION

Petite précision: si vous croisez, petit(e)s veinard(e)s, une orque nageant à vitesse très réduite et paupières closes... elle dort.
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# Posted on Wednesday, 15 February 2006 at 9:41 AM

Le système auditif

Si l'orque voit très bien, elle entend encore mieux. D'ailleurs, tout son principe de déplacement, de communication et d'attaque, gravite autour d'émissions et de réceptions d'ondes sonores.

Le système auditif est donc très développé chez l'orque, qui est sensible à des fréquences comprises entre 500 hertz (Hz) et 105 kilohertz (soit 105 000 Hz, 105kHz). L'animal, lui, va émettre des sons compris entre 100Hz et 40kHz. On suppose que les fréquences basses émises, inaudibles par les orques, sont réservées pour la chasse ou pour ses ennemis...

Quant au langage, il gravite autour de d'une fréquence proche de 15-20 kHz. Les fréquences plus hautes sont réservées à l'écholocation.

Si Jacques-Yves Cousteau nommait l'océan "le monde du silence", c'est parce que l'homme n'avait pas conscience d'un bruit de fond (bien qu'il l'entende). En effet, la fréquence moyenne audible sous l'eau est de 10 kHz.

L'orifice auditif se situe dans le prolongement de la mâchoire car les ondes d'écholocation sont captées par la zone inférieure de la gueule de l'animale.

L'orque a beaucoup évoluée au fil des temps. La zone du cerveau réservée à l'audition s'est très développée, plus que la zone réservée à la vision. Les pavillons externes ont totalement disparu et le conduit auditif externe s'ouvre par un simple orifice, à fleur de peau. L'oreille est devenue un simple conduit dont le diamètre est à peine plus grand qu'un trou d'aiguille. Ce tube a perdu sa fonction auditive, pour se transformer en baromètre, nécessaire au calcul de la pression. Le conduit s'élargit au fur et à mesure que l'on s'approche de la zone tympanique. Ledit tympan est bombé du côté externe et est en liaison avec le marteau par le biais d'un muscle. Comme pour l'homme, le marteau est lié à l'enclume, étant lui-même en contact avec l'étrier. Ces 3 derniers sont plutôt massifs et isolés, afin de pouvoir résister à de fortes pressions. Les articulations entre les osselets sont ankylosées. Cette configuration permet de faciliter le passage des fréquences assez hautes, notamment le 15-20 kHz du langage. La bulle tympanique est enveloppée d'un tissu adipeux qui passe à un tissu fibreux élastique, recouvert par un tissu épais, creusé de cavités remplies d'air.

L'oreille est donc enveloppée d'un tissu épais rempli de petites bulles d'air qui ont pour rôle de limiter ou d'étouffer les fréquences, afin de limiter toute interférence sonore ou résonance (tel un studio d'enregistrement). Les sons sont ensuite transmis à la cochlée (amplification des sons) puis vers le nerf auditif afin d'être analysés.

Afin d'éviter différents problèmes liés à la pression, la trompe d'Eustache est un canal qui va relier la cage tympanique de l'oreille moyenne. Ce canal a pour but de garder une pression identique de chaque côté du tympan (pour éviter sa détérioration). A noter que chez l'orque (odontocètes en général), la trompe d'Eustache envoie 2 importants diverticules qui s'étendent de chaque côté du palais, presque au bout du rostre

A noter que l'oreille n'est pas directement utilisée pour l'écholocation. C'est la mâchoire inférieure, creuse comme une flûte, qui réceptionne ces ondes et les retransmet aux autres organes de réception...

Les aires auditives du cerveau ont une exceptionnelle ampleur, ce qui confirme que les orques ont un univers basé sur le sonore et les stimulis vibratoires...
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# Posted on Wednesday, 15 February 2006 at 9:47 AM

Le système olfactif

Le système olfactif
L'orque a perdu son odorat, trop rarement sollicité... Néanmoins, la zone olfactive du cortex est toujours existante. Ce n'est donc plus qu'une trace ancestrale...
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# Posted on Wednesday, 15 February 2006 at 9:48 AM