Le crâne

Le crâne
Chez les Odontocètes, le crâne semble déplacé vers l'arrière, par rapport à celui des autres mammifères.

En fait, c'est le résultat d'un phénomène appelé "télescopage", et qui est un glissement d'une partie des os supérieurs du crâne vers l'arrière. Ceci est dû à la pression exercée par les maxillaires et prémaxillaires. Il n'y a pas pour autant réduction du volume crânien mais une simple réorganisation. Certains os ont disparu alors que d'autres se sont développés.

L'ensemble du crâne (ou boite crânienne ) est plutôt court mais large et haut. La partie frontale est en fait une plaque osseuse abritant les orbites (yeux).



L'une des particularités du crâne de l'orque réside dans son asymétrie (générale chez les odontocètes). La face de l'orque est asymétrique. Concernant la zone osseuse, l'orifice nasal gauche est plus grand que l'orifice nasal droit. L'évent est, du coup, très légèrement déporté du côté gauche. C'est pour cette raison que l'orque se penche parfois légèrement sur le côté droit, au moment de respirer, pour présenter son évent en position zénithale (axe perpendiculaire à la surface de l'eau). Cela reste, bien entendu, très léger et à peine perceptible. L'asymétrie concerne aussi bien les voies nasales osseuses que les parties molles. Concernant les os de la face, ceux de la partie gauche sont plus épais tandis que ceux de droite sont plus larges. De ce fait, on obtient ce décalage vers la gauche.

Il est important de rappeler que si la FACE et le CRÂNE de l'orque sont ASYMETRIQUES, l'INTERIEUR DU CRÂNE EST SYMETRIQUE. L'asymétrie ne modifie donc en rien les hémisphères cérébraux.
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# Posté le mercredi 15 février 2006 06:35

Bilan du squelette de l'orque

Le squelette de l'orque est donc très simple mais terriblement efficace. Robustesse, puissance, même si l'ensemble n'est pas libre de tout déplacement. Les parties les plus mobiles sont les zones mettant en action les nageoires pectorales. La mâchoire inférieure peut également s'ouvrir verticalement mais son mouvement latéral est très limité. En fait, seuls les mouvements de flexion (ou d'extension) sont rendus possibles par les articulations. La limitation des mouvements latéraux est nécessaire afin qu'il y ait le moins possible de perte de puissance (fournie par la caudale). Les archéocètes, qui étaient souples et avaient une colonne vertébrale non soudée, étaient obligés de nager comme nos actuelles anguilles, utilisant énormément d'énergie pour peu de déplacement. Le squelette de l'orque, tel que nous le connaissons aujourd'hui, est une évolution qui a rendu l'animal terriblement efficace dans le milieu marin.
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# Posté le mercredi 15 février 2006 06:36

La nageoire caudale

La nageoire caudale
C'est le moyen de propulsion principal. La base de la nageoire est épaisse et s'amincit sur et vers les côtés (et ce, plus vite que dans l'axe). Comme la dorsale, la caudale ne contient ni os, ni cartilages mais presque exclusivement des muscles et des tissus fibreux. De la base de la nageoire jusqu'à la zone ventrale, les muscles sont principalement verticaux, c'est à dire perpendiculaires à l'axe tête-queue. Ils sont très puissants et très résistants (multi-tendons). Lorsque ces muscles se contractent, un mouvement vertical de la caudale se crée, PUISSANT et PRECIS. Ce dernier, par l'onde qui en résulte, propulse l'orque en avant. Le déplacement est donc horizontal (l'animal avance...).
Il reste une simple ébauche de mouvement horizontal de la caudale, produit par les faibles déplacements latéraux de la colonne vertébrale.
LA NAGEOIRE CAUDALE est donc l'organe PRINCIPAL de LOCOMOTION.

Quant à la palette, elle a un double rôle ; en étant rigide, elle optimise l'effet de puissance (donc de vitesse et d'accélération). En se courbant très légèrement sur les bords, elle renforce cet effet.

La palette est constituée de 3 couches :

# Une couche de lard, fibreuse.

# Une couche très fibreuse qui va des vertèbres terminales jusqu'au bords latéraux de la nageoire.

# Une couche fibreuse qui va des côtés de la nageoire jusqu'à l'arrière de celle ci.

# Posté le mercredi 15 février 2006 06:58

Les nageoires pectorales

Les nageoires pectorales
Les membres antérieurs, appelés également nageoires pectorales, sont actionnés par de puissants muscles. En effet, ils doivent pouvoir être sollicités, même lorsque l'orque se déplace à grande vitesse. La palette ne laisse apparaître aucun membre, aucun doigt, malgré une main bien développée dissimulée sous l'épaisse peau. La nageoire ne se plie pas ; elle reste droite. Chez certains individus, sa hauteur peut atteindre 1/5 de la longueur totale du corps.

LES PECTORALES ONT PLUSIEURS FONCTIONS:
GOUVERNAIL: En mouvement, l'orientation des palettes permet de modifier, de façon très précise, la trajectoire de l'orque (rappelons que la nageoire caudale n'effectue qu'un mouvement vertical pour créer un mouvement horizontal en avant).

FREINS: Placées le plus perpendiculairement possible à l'axe de déplacement, les palettes deviennent de véritables freins, d'une très grande efficacité et d'une grande précision.

THERMOREGULATEUR: Par leur faible épaisseur, par rapport au reste du corps (hors nageoires), les palettes sont de véritables capteurs de température. Elles vont également réguler la température du corps de l'orque en refroidissant le sang circulant dans ces palettes. C'est l'effet de l'échange thermique.
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# Posté le mercredi 15 février 2006 07:04

La nageoire dorsale

La nageoire dorsale
Comme son nom l'indique, cette nageoire est située sur le dos, à mi-longueur du corps. Chez la femelle elle est falciforme et mesure environ 1 mètre de hauteur. Chez le mâle, elle est de forme triangulaire et mesure environ 1,7 à 2 mètres ( on a appelé ORCA GLADIATOR cet animal car la forme de son aileron dorsal rappelait celui du glaive...).

Cet aileron a 2 fonctions :

THERMOREGULATEUR: Il fonctionne de la même façon que les pectorales mais la régulation peut se faire également par rapport à l'air extérieur... VOIR THERMOREGULATION

STABILISATEUR: Il aide au maintien du cap et évite à l'orque de "rouler" sur lui-même. Il agît telle une quille d'un bateau.

Comme la caudale, la nageoire dorsale ne contient aucun os, ni cartilage. Elle est constituée d'une épaisseur de peau (la même que sur tout le corps), de tissus et d'une épaisse couche de fibres. L'intérieur de la nageoire est constituée de tissu conjonctif, dont les fibres vont d'une face de l'aileron vers l'autre (perpendiculaires à l'axe du corps).
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# Posté le mercredi 15 février 2006 07:14